Fiche personnelle


Outre l’acier façonné qui est son matériau de prédilection par lequel il est le plus connu ; il travaille aussi le cuivre, vient ensuite le bronze, et les cires directes.

Le bois l’inspire également, entre autre, les souches d’orme, de chêne ou de noyer.


Contact

  1. 29 route de Sainte Montaine

  2. 18700 Menetreol sur Sauldre

  3. 02 48 58 49 78


Site

http://pierre-ajacques.over-blog.com/



 

Passionné, et même ce mot est faible, de la chasse, passionné, et cela n’a rien de paradoxal, des animaux, du gibier, Pierre Ajacques l’est assurément. La chasse c’est sa vie : « depuis la nuit des temps, l’homme chasseur, conscient de son infirmité par rapport à un animal sauvage dont il voulait s’emparer, a dû déployer des trésors d’ingéniosité pour arriver à capturer, à tuer… ». La chasse c’est la vraie façon d’établir le contact, même si l’on ressent, après le geste fatidique, comme un regret. C’est la même ambiguïté passionnelle que celle du matador et du taureau. C’est l’ambiguïté de l’amour.

Pierre Ajacques semble doué du pouvoir quasi magique de saisir, de fixer, le vol d’une bécasse, le déboulé d’un sanglier, la rigidité statuaire d’un chien à l’arrêt.

Cette Sologne peuplée d’oiseaux, de mammifères, d’envols soudains, nourrit les sculptures du maître.

Ajacques ne vit pas dans la nature, il vibre à la nature.

Pierre était déjà un artiste du « métal ». Il travaille
l’acier depuis fort longtemps selon la méthode de
« formage des métaux » dont il fut le précurseur. De la carrosserie, qui fut durant des années son domaine professionnel, il a gardé les gestes qui confèrent à ses sculptures équilibre, force et mouvement.

Mais le « petit truc » celui du génie, c’est de son attachement profond, viscéral aux choses de la nature qu’il le tire : vols de canards, échappées de sangliers, envols de bécasses…

Ces œuvres, instantanés en trois dimensions, sont de fidèles représentations d’expressions typiques de la chasse.

Gérard Bardon


Il y a bien des façons de procéder,

pour voir « comment un oiseau est fait » :

Empoigner un fusil comme on prend une échelle

pour le faire descendre du ciel.

Saisir une paire de jumelles

afin de l’observer comme s’il était à portée de main.

Découvrir les statues d’acier de Pierre Ajacques.

La gent ailée y est toujours sublime,

prête à vous faire décoller,

pour peu que vous sachiez

encore rêver… ?



Comment Ajacques parvient-il à modeler l’acier à l’image de la réalité avec autant de précision dans la nudité ? Techniquement, il découpe tout d’abord une silhouette en à plat dans une tôle d’acier. Puis vient le moment de l’emboutissage au maillet de buis dans la salière (ce très vieil outil fabriqué en cœur de noyer), qui précède le façonnage du corps au marteau à boule. Après le martelage de l’aile et la découpe des plumes à la cisaille, vient l’assemblage du tout et le polissage à la brosse rotative.

Dernière opération avant le vernissage : un traitement au feu qui reproduit le ton des plumes des oiseaux. Mais toutes ces opérations aboutiraient à la fabrication d’un simple objet si elles n’étaient réalisées par un artiste.

Pierre Ajacques apporte ce petit plus qui transforme un assemblage de molécules d’acier en un rêve matérialisé. Seule une grande connaissance et un grand amour de la matière et des animaux peuvent guider une main aussi habilement.

  1. D.Delannoy