Fiche personnelle




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Bien que née en 1954, j’ai gardé une âme d’enfant avec la nature pour cocon. Peindre la vie sauvage me permet de partager et d’exprimer mes sentiments les plus intimes. J’utilise l’aquarelle parce qu’elle découle de mes croquis et l’eau, élément essentiel à toute vie sur terre, libère mes émotions. Ma sensibilité de celte m’attire principalement vers les contrées nordiques, les lumières ‘entre chien et loup’ et j’aime l’idée qu’un tableau incite au rêve.


Qui n’a pas rêvé, en voyant ces images d’étangs noyés dans la brume, où le ciel se confond avec l’eau dans un halo bleu gris, où seule la lumière en de multiples paillettes que se renvoient à l’infini toutes ces gouttes d’eau en suspension, transperce et illumine, de fondre et disparaître ?… Qui n’a pas aspiré, devant le calme et l’immensité d’un lac au petit jour, quand au loin un canoë, seul, brise délicatement l’onde qui aussitôt se reforme, à partir et tout laisser pour vivre au rythme des saisons, des climats, du soleil, en harmonie avec la nature ?… Qui ?…


La peinture de Marie-Odile Marchand c’est ça. L’immensité humide où le regard se plonge et l’imagination dérive comme un morceau de bois dans un torrent qui nous emporte au fil de l’eau à la découverte de nouveaux paysages. Laissez-vous aller, prenez plaisir à dériver, à libérer votre esprit. Vagabondez dans cette nature oubliée, rare, immense
et accueillante. C’est ça le travail de Marie-Odile Marchand : un côté réaliste mais une grande part de
subjectivité. C’est comme si elle vous donnait un point de départ, l’animal sur un coin de la feuille, et puis l’immensité pour rêver, pour vous laisser créer un univers, une histoire. Tout y est doux et mélancolique. C’est une haine
sereine et sans agressivité, à l’aurore ou à l’aube quand la faune s’éveille ou quand elle s’endort.
Benoît DU PELOUX



Originaire du Touquet, Marie-Odile Marchand est issue d’une famille de chasseurs et d’amoureux de la nature. Dès son plus jeune âge elle accompagne son père dans de grandes sorties à la découverte de la nature. Et là il lui apprend à reconnaître les traces des différents animaux, les gîtes, les coulées. Petit à petit il lui fait connaître la vie sauvage, les différents biotopes : les marais, les estuaires, les plaines, la montagne ou les bois. Toutes les différentes espèces qui hantent ces lieux lui seront bientôt familières. Ces sorties étaient pour elle source d’immense bonheur, d’autant que son père, artiste amateur, lui inculquait aussi le goût du dessin. Ses premières ‘planches’ elle les doit en 77, à l’estuaire de Canche et de l’Authie, et depuis l’art demeure sa seule activité.

Après le lycée elle suit pendant quatre ans des cours aux Beaux-Arts dans la section publicité. De ces années elle retiendra les différentes techniques de graphismes et surtout l’art de la mise en page.

Ensuite durant deux ans elle travaillera comme graphiste. C’est alors que des amis organiseront avec le Museum d’Histoire Naturelle de Lille, une exposition dans la vallée de l’Authie.

Les organisateurs cherchaient à faire connaître et aimer du grand public, la faune de la région (principalement limicoles et anatidés). Le succès de cette première présentation l’incitera à continuer d’autant plus que les contacts noués sur place lui ouvriront les portes des réserves naturelles où elle pourra compléter et poursuivre ses longues observations de la faune.

Sa technique est simple et efficace. Un mélange combiné ou séparé d’aquarelle et de crayon. Le travail préliminaire consistant en esquisses pour situer sa mise en page dans un souci de recréer la vie, l’émotion. Elle y parvient parfaitement en donnant cette impression de simplicité et de naturel qui est l’apanage des grands et qui n’est qu’apparent.

lle détaille les premiers plans sans souci d’imiter la photo, puis elle travaille ses merveilleux fonds à l’aquarelle.

Ses artistes de références ? Chez les anciens il y a bien sûr Jean-Jacques Audubon, pour ses planches sur les oiseaux et les mammifères d’Amérique du Nord, et Oudry pour ses croquis. Et puis le canadien Robert Bateman et le hollandais
Rien Poortvielt, pour les ‘contemporains’; le premier pour la composition, la finesse et la connaissance de ses sujets ; le second pour son humour et sa fraîcheur.


Si, pour Marie-Odile Marchand, la Baie de la Canche, qu’elle arpente à pied ou avec son canoë, demeure sa
principale source d’inspiration, elle a eu aussi la chance de se rendre par deux fois dans les montagnes rocheuses, sur
la White River National Forest au Nord du Colorado, dans cette nature à l’immensité sauvage qu’elle affectionne.
Là, à 3000 m d’altitude, les journées se succédaient chaudes ou enneigées. Et pendant que ses amis partaient à
cheval, chasser le Wapiti à l’arc, elle observait la nature, les cerfs mulets, les buses à queue rousse, les porcs-épics, les faucons…

Mais aussi l’écureuil rouge de l’Hudson, les castors et leurs barrages, les geais pris et les pics. Le soir elle s’endormait bercée par les aboiements de coyotes, sous le ciel étoilé près d’un feu de bois. De ces séjours elle rapporte des images fortes, des émotions intenses, baignées dans les couleurs des trembles jaunes et des sapins bleus. Depuis Marie-Odile a effectué plusieurs séjours au Québec.
Ce besoin d’espace, elle le porte en elle. D’ailleurs quand on lui demande l’animal qu’elle aurait aimé être, elle répond sans hésiter :
« Le loup ! C’est une bête splendide, sociable, intelligente et affectueuse avec un caractère très  familial comme l’a démontré le canadien Farley Mowat. Cet animal injustement massacré a bien besoin
d’être réhabilité ».François-Xavier ALLONEAU