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Par simple envie de crayonner ou de peindre, et parce que le dessin est le moyen le plus simple de rechercher des attitudes, de garder en mémoire les instants fugaces d’une rencontre, les travaux sur papier sont pour moi une nécessité, ils sont les trop courts instants qui me permettent de m’exprimer très rapidement, et où l’erreur est permise, sans conséquence. Rares instants, et par là même, œuvres rares.


Le dessin à la mine de plomb ou au fusain sont des techniques que j’affectionne particulièrement, ils me permettent de rester dans le travail de l’ombre et de la lumière.

L’aquarelle, plus délicate, m’amène à appréhender de nouvelles confrontations de
couleurs, de comprendre la réalité de la couleur de la robe d’un animal ou la richesse des coloris d’un oiseau, c’est également une des techniques de peinture qui se rapproche le plus de l’état de transparence et de lumière du matériau verre.


A ma connaissance, même si au cours des siècles on trouve, dans les vitraux civils ou religieux, un bestiaire, je ne connais pas d’autres artistes animaliers qui aient utilisé le vitrail comme support à leurs créations. Est-ce dû au fait que l’animal ne bénéficiait pas de la sacralisation qui agite notre société, hormis peut-être au paléolithique où d’autres maîtres de la lumière l’ont célébré. Ce sont justement ces maîtres de l’art animalier qui, depuis toujours, ont décidé de ma vocation artistique. Qu’aujourd’hui, je crée des vitraux animaliers est un juste retour des choses et, une sorte d’hommage rendu à l’artiste «homo-sapiens» incontestable dans sa connaissance de l’animalité.


Chercher à transposer au travers d’un vitrail le caractère d’un animal, évoquer le plaisir qu’a l’homme au contact de l’animal ou d’une activité en liaison directe avec la nature, mon travail consiste à rendre compte d’une vénération ou tout simplement à permettre aux personnes qui le désirent d’afficher leurs passions.


L’art du vitrail est, rappelons-le, un art essentiellement tourné vers le travail de commande, c’est comprendre ce qu’un amateur d’art souhaite dans son désir d’une de mes œuvres. Art passionnel, où l’on traduit dans le minéral une atmosphère particulière, un souvenir d’une partie de chasse, une rencontre unique, de la mordorée au sanglier, en passant par nos compagnons à quatre pattes, nos passions entrent dans nos demeures guidées par la lumière. Finalement avoir un vitrail qui rend compte du caractère de l’animal au travers de son regard, de son attitude, n’est-ce pas raconter une partie de notre vie d’homme au travers de nos passions ?

Le vécu a toujours occupé une place prépondérante dans mon travail, ou, plus exactement l’émotion dans le vécu. Nous sommes des témoins qui cherchons à retenir des instantanés de vie. J’éprouve autant de plaisir à lire une rivière, à démêler le cheminement nocturne de la faune sauvage, qu’à me laisser envahir par l’émotion devant une toile de Jackson Pollock, une sculpture ou un simple caillou. Tous ces instants d’émotions où l’on se sent en totale harmonie sont les germes de chacune de mes pièces. Chaque acquis par la création engendre de nouvelles émotions, répertoriées en gammes, assemblées en partitions, propres à de nouvelles créations. Mais ce que je dis, ce que j’écris ou dévoile, n’est pas récit ou image, c’est une somme d’émotions.